Les éponges

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Quand les conditions sont devenues trop difficiles pour les coraux, les éponges ont souvent pris leur place. Les coraux ont besoin de l'eau chaude, claire, et d'une position bien éclairée, voire ensoleillée. Si le niveau marin a augmenté (pendant une période de réchauffement global, ou par des mouvements tectoniques), et les coraux étaient donc trop profondément immergés dans l'eau, ils ne pouvaient plus pousser. Vivant en symbiose avec des algues unicellulaires, ils ont besoin d'une certaine puissance de lumière pour que les algues puissent éffectuer la photosynthèse. Les coraux récifaux ne peuvent pas vivre sans l'aide de ces algues. La disparition des coraux a été souvent donc due à la mort précédente des algues.

Les éponges par-contre sont des êtres vivants très robustes. Ils peuvent vivre même dans les eaux profondes, polluées, à l'abri de la lumière. Filtrant leur nourriture d'un courant d'eau qu'ils soutiennent constamment à travers leurs corps, ils aiment même les eaux pleines de matière suspendue.

À certaines périodes, les éponges ont même construit des structures récifales entières, nommées donc les "récifs spongiaires". Des êtres vivants à la transition d'une colonie de protistes differenciés à un vrai organisme multicellularie, les corps des éponges pouvaient varier largement dans la même espèce en dépendance des conditions environnementales. C'était surtout le taux de sédimentation qui a déterminé leur forme - le plus de sédimentation, le plus tubulaire leur corps. il y existait (et existe toujours) presque toute forme imaginable.

En Lorraine, les sites à Clypeus sont des telles zones sur un bas-fond marin, sur lequel les éponges ont vus - avec les oursins notamment - un apogée. On y trouve plein d'éponges, mais qui ne sont presque pas attractifs tous aux collecteurs. Sévèrement incrustés avec des débris du plancher marin, d'algues et du calcaire oolithique, ils ne sont plus à dégager, reconnaissable seulement selon leur forme extérieure. Le plus souvent, on en trouve des éponges en forme d'une coupe plate et ronde, ne révélant plus de détails de l'animal ancien. Certaines pièces ont encore des trous qui peut-être ont été les sorties de l'eau. D'autres espèces, beaucoup plus rares, sont en forme de champignon. Sur eux, l'oscule, la sortie de l'eau, est souvent bien visible.

Voici une espèce en forme de champignon, l'oscule bien visible (le trou en haut sur le fossil):

Un spécimen en forme de coupe plate, les trous dans la surface sont peut-être les oscules pour la sortie de l'eau:

En suivant pour comparaison trois examples d'éponges des récifs spongiaires dans le Jurassique supérieur du Jura Souabe dans l'Allemagne du Sud:

forme tubulaire 15 cm en haut

espèce branchée 4 cm, les branches 0,8 cm Ø

en forme d'étonnoir 13 cm de large

Tous les fossiles présentés sur cette page: collection Uli Siegel, Sarrebruck